Lycée Jean Bart
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Accueil du site » Cinquantenaire » Voyage en permanence, performance MEHDI A.
Voici quelques articles concernant cet évènement :
« C’est une performance peu ordinaire à laquelle va se livrer MEHDI A le vendredi 24 octobre. » Ce jeune artiste dunkerquois de 27 ans sorti de l’école des beaux-arts interviendra dans le cadre du cinquantenaire du lycée Jean Bart sur les murs de la salle de permanence.
Voyage en permanence, tel est le titre de l’œuvre que Mehdi présentera. « Je vais réaliser une peinture murale de 10,80 sur 2,80 m. » A partir de témoignages recueillis auprès d’anciens de Jean Bart, l’artiste racontera au public l’histoire qu’il aura imaginée et dont il tracera en même temps la carte sur un vaste tableau vert, symbole d’un monde scolaire.
Entre projections de portraits d’élèves, anciens et actuels, et dessins à la craie, la singularité du travail de Mehdi A se révèlera alors : une forme mixte, modelée à la fois par ses investigations et ses réflexions et par la spontanéité inhérente à ce genre de performance « live ». A ne pas manquer !
Article de Pierre-Olivier Cayez paru dans DUNKERQUE QUARTIERS, supplément à « Dunkerque magazine » - Octobre 2008

novembre 2006 crédit photo : Arnaud Delbeke
En juin dernier lorsque j’ai rencontré Mehdi A., je me suis demandée où pouvaient se ranger ses drôles de propositions plastiques. Il avait convoqué un public dubitatif qui assistait à une Odyssée tracée vivement sur les murs comme autant de tableaux noirs, ces fameux tableaux d’école qui exigent ordre et méthode d’ordinaire. Et le voilà qui raconte des rencontres, des moments, construit devant nous une errance. Les noms s’inscrivent évoquant des lieux lointains, des endroits rêvés. Les moments donnent une dimension de narration et on bascule dans des histoires comme autant de fictions possibles, les formes couvrent de plus en plus l’espace et les vidéos dévident les séquences. On rentre dans des fictions qui s’emboîtent et viennent ouvrir d’autres espaces d’histoires, d’autres moments de vie. Il se passe peu de choses mais au fil du temps, Mehdi embarque le public dans son système qui repose sur des trajets, sur des regards posés autour de lui pour saisir comment marche le monde. La vie.
Assez rapidement, on est confronté à la notion d’œuvre. Qu’est ce que nous attendons aujourd’hui d’un jeune artiste qui témoigne d’une expérience active pour trouver un chemin neuf, une voie inusitée, refuser les formes balisées de l’art contemporain ? Alors on peut être touché par ses décisions de donner en temps direct le témoignage, rapporter les expériences majeures. Il donne à voir mais dans un éphémère, toujours dans un flux d’images et de temps qui ne restera pas à encombrer. Juste les mémoires, juste la sensation exigeante d’être présent. Dans les écrans on voit des performances qui chaque fois ramène cette idée constante de ce processus d’effacement, de soustraction.

novembre 2006 crédit photo : Arnaud Delbeke
Il met en phase l’idée surprenante que l’on peut donner à voir , être généreux dans l’acte, dans la performance et en même temps de ne jamais se garantir d’une sortie modélisée, de rabattre sur des conventions.
Il maintient l’idée que né d’une double culture il a un registre très particulier, se servir de l’évolution mais laisser passer même inconsciemment les modes plastiques de l’Orient. Il y a un présent, un passé. Mais le demain, c’est nous qui le construirons. Cela doit être pour ça que nous avons l’impression d’être devant une singularité. La tension exige en même temps l’idée que la rencontre qu’il rapporte est à la hauteur de ce que nous sommes en train de vivre. Un jour, on sait que nous serons aussi dans sa mémoire, l’occasion de rentrer dans un récit, une narration en cascades.
Il inscrit de la vie, nous en rend témoin et ainsi interroge le réel qui se charge d’un plus, plus présent, plus tendu plus intense, chargé de sens qui trouve une voie innovante dans l’art performatif, tenant compte des paramètres modernes et des attendus de l’avant-garde.
Texte rédigé par Marie-Claire Sellier le 28/03/06
Performance en salle de permanence

juin 2005 crédit photos : Jessica Laranjo
L’artiste dunkerquois Mehdi A animera le jeudi 23 (après-midi) et le vendredi 24 octobre au lycée Jean-Bart la performance « Voyages en permanence », clin d’œil à ses années lycée, dans le cadre du cinquantenaire de l’établissement. « Ce travail a nécessité sept mois de recherches, notamment grâce aux anciens élèves et aux archives municipales où j’ai analysé le fonds Bacquart constitué par des anciens enseignants du lycée », nous apprend Mehdi A.
Entre billets de retard, cartes postales, livres et photographies, l’artiste de 27 ans s’est plongé dans l’histoire de son ancien lycée pour rechercher des récits qu’il re-transcrira sur un mur reconverti en tableau vert de 10,80 sur 2,80 mètres évoquant une métaphore de l’espace scolaire et par ailleurs support de ses performances. Il utilisera des mots et des images qu’il accrochera et créera ensuite des liens entre tous les éléments afin de narrer la centaine de petites histoires du quotidien qu’il a recueillies. À cette poétique accumulation s’ajoutera une projection vidéo de portraits d’anciens élèves évoquant une photo de classe anachronique mêlée à une centaine de portraits d’élèves d’aujourd’hui afin de compléter cet amalgame de récits retraçant l’âge d’or du lycée.
Vernissage le vendredi 24 à 18 h.
Article d’Aurélie Lemaire paru dans Bouge de là - Octobre 2008.
Dernière mise à jour :
» le vendredi 17 octobre 2008
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