samedi 11 février 2012

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Témoignages d’enseignants

Le point de vue d’un professeur principal

La classe passerelle s’est mise en place pendant l’année scolaire 2004/2005. Je n’avais pas travaillé avec la classe des doublants, cependant j’avais jusque là participé à une équipe éducative qui s’occupait d’élèves de Seconde issus de Troisième et qualifiés de fragiles. J’avais été PP de cette classe pendant quelques années. Lorsqu’on m’a demandé si je souhaitais participer à ce nouveau projet, j’ai accepté car j’avais envie de faire autre chose, de travailler avec les anciens collègues des doublants qui pouvaient m’apporter de nouvelles perspectives pour améliorer la prise en charge des élèves. J’ai souhaité être professeur principal de cette classe, parce que, comme je débutais dans ce nouveau projet, cela m’offrait la possibilité de m’investir vraiment.

En tant que professeur principal, j’avais mon expérience d’équipe éducative et je bénéficiais aussi de l’expérience des collègues PP des classes de doublants.

Un axe important : le dialogue avec les familles.

- Je pense que le lien avec les familles est primordial. Il évite des discussions difficiles au moment du troisième trimestre. J’ai vu des familles se plaindre de n’avoir pas toujours été mises au courant de la situation réelle de leurs enfants. Je pense aussi que les parents peuvent avoir une influence positive sur la scolarité de leurs enfants. Finalement le respect envers les parents (qu’on ne considère pas comme des irresponsables, que l’on fait défiler pour un RV de 5 à 10 minutes au lendemain des conseils) entraîne aussi le respect des parents envers l’équipe et rejaillit sur l’attitude des élèves envers les professeurs.

- Mon objectif a été de rencontrer au moins une fois chaque famille. Nous avons plusieurs possibilités de rencontrer les parents : la traditionnelle rencontre parents/professeurs à laquelle (surtout cette année) nous avons essayé de donner une autre forme : (re) présentation du projet, réponses aux questions des parents. Plus généralement on a visé le concret : présentation des différentes personnes qui travaillent dans l’équipe (profs, CPE, surveillant chargé des absences, COP) et l’équipe des profs a essayé de présenter de façon concrète comment travailler : (les éternelles litanies : il faut son matériel, travailler (comment ? On n’y répond jamais…) ne rassurent que les profs ! Ex : pour les parents : comment observer la reprise du travail à l’aide du nombre d’heures passées aux tâches scolaires, mention de la fréquence des DM, des apprentissages, conseils : regarder les films en VO.

On a aussi rappelé tout le dispositif d’aide au travail mis en place dans cette classe (cf plus loin)

Second grand moment de rencontre avec les parents : remise des bulletins aux familles lors du premier et du second trimestre. On le pratiquait déjà en équipe éducative. C’est un moment rarement décevant pour les collègues qui y participent. Les élèves dont les résultats sont bons sont contents de se l’entendre dire par les collègues et devant les parents. C’est un entretien au cours duquel chaque prof peut donner des conseils. Cela peut être aussi l’occasion pour les parents de faire part des difficultés personnelles (toujours à prendre en compte), de mettre en place un dispositif d’aide en accord avec les profs.

Et enfin les RV individuels : ils concernent d’abord les familles qui n’ont pas pu venir chercher les bulletins et les élèves repérés comme étant en difficulté au cours de nos réunions intermédiaires. Les entretiens tournent autour des entrées habituelles : est-ce que l’élève est bien dans la classe ? Est-ce qu’il travaille à la maison ? Que pense-t-il de ses résultats ? Quelle orientation ? Quelles sont les aides proposées par la passerelle ?

Le travail avec les collègues :

Arguments pour entrer dans cette classe : c’est plus agréable (tant sur le plan humain que pédagogique) de travailler ensemble autour des mêmes principes, de pouvoir discuter librement de la classe plutôt que d’appartenir à une équipe dont on découvre la composition au moment du conseil de classe. Les collègues intervenant dans cette équipe l’ont en principe demandé. Nous discutons aussi avec des collègues qui nous semblent pouvoir être intéressés au moment de faire nos vœux en fin d’année. Cependant comme on ne se bouscule pas toujours pour travailler avec des élèves en difficulté, comme ce sont souvent les mêmes collègues qui interviennent dans les différentes classes projets, des collègues interviennent dans cette classe sans l’avoir demandé. Cependant il y a des hasards heureux. Par contre, quand cela se passe mal…

Un inconvénient : les collègues ne sont pas beaucoup payés si l’on considère les heures qui sont faites à côté (tutorat, différentes réunions…). En même temps ces heures ne peuvent que nous aider à anticiper, résoudre les difficultés rencontrées.

Les moyens de communication utilisés par les collègue entre eux sont le cahier de classe, les petits mots et surtout les conversations en salle des profs, à la cantine, au gré des rencontres, des récrés (pour sentir une ambiance au sein de la classe, cerner un élève en difficulté dans d’autres matières que la sienne)… ;

Mais aussi : Des réunions intermédiaires. Entre deux vacances un bilan sur chaque passerelle. Repérage des élèves en difficulté et recherche de solutions.

L’aide au travail : Dispositifs d’aide (en accord avec les parents) :

- 2 heures de CDI par semaine (en accord avec la documentaliste responsable). Au départ cette mesure réservée à quelques élèves la première année a été étendue à toute la classe.
- Fiche de suivi pour les élèves qui décrochent, démotivés.
- Heures en permanence surveillée (avec suivi du tuteur) Nous avons rencontré un cas extrême cette année : un élève qui a demandé à rester au lycée en permanence (avec feuille à faire signer par les surveillants, les documentalistes)

Dispositif à améliorer : un cahier individuel avec le comte- rendu de chaque semaine ? Carnet de bord dans lequel l’élève noterait son parcours ?

Certains élèves sont récupérés par ces dispositifs (notamment la fiche de suivi). Des élèves prennent aussi l’habitude de travailler au CDI (seuls ou à plusieurs).

La vie de classe : quelques exemples de séances Gérer son EDT/ organiser sa semaine (faire remplir un planning comportant 7 journées de 24h et répartir les heures consacrées à la scolarité, au sommeil, aux repas, aux loisirs et enfin au travail scolaire et amorcer la réflexion) Réflexion sur les méthodes de travail (travail au long cours) Élaboration de bulletins scolaires pour préparer les conseils ou de bulletins intermédiaires pour faire réagir les élèves quand on sent un fléchissement du travail.

Tutorat : Le tuteur est choisi par l’élève qui donne trois noms dans un ordre de préférence. L’enseignant lui- même est d’accord pour suivre l’élève ou les élèves (pas plus de 3 ou 4 par professeur). Le tuteur et l’élève fixent librement un rythme de rencontres. La durée des entretiens varie en fonction des points abordés. Le tutorat permet de faire le point avec l’élève sur ses résultats, ses méthodes de travail, sa motivation, son orientation, d’éventuelles difficultés personnelles (si elles sont mentionnées par l’élève)… La difficulté essentielle quand on est tuteur c’est d’éviter deux écueils : devenir le père- fouettard de l’élève ou "psychanalyser" l’élève. D’ailleurs les collègues qui débutent le tutorat nous ont fait part de leurs inquiétudes par rapport à cette fonction : ils ne souhaitaient pas devenir les "confidents" des élèves. On leur a conseillé de partir dans leurs entretiens sur des sujets très précis : gestion de l’emploi du temps, du temps de travail par exemple. En discutant avec les collègues, j’ai eu l’impression que cette année l’accent avait été mis en tutorat sur l’apprentissage des leçons.

Administration : Cette année nous avons fait appel au proviseur- adjoint et au CPE de niveau pour des entretiens avec les parents des élèves dont l’absentéisme, le manque manifeste de travail posaient problème.

Les conseillères d’orientation : En début d’année auprès des parents et des élèves, en particulier lors de la réunion parents- professeurs, nous avons mis l’accent sur l’importance de l’orientation : une information a été remise à chaque famille et à chaque élève sur les horaires d’ouverture des CIO, les heures de présence des deux conseillères dans l’établissement. Les interventions auprès des élèves ne se distinguent pas des interventions faites auprès des autres élèves de Seconde. Nous devrons songer en concertation avec elles à des formes plus ciblées d’intervention (ateliers de remotivation spécifiques par exemple)

Conclusion : beaucoup de travail pendant ces deux ans : très enrichissant sur le plan humain (contacts avec élèves, familles, profs), sur le plan de la connaissance du métier (on apprend de nouveaux "trucs", participation à des stages de communication). Cependant fatigue aussi (surtout cette année quand deux classes d’examen à 33 et 35 élèves à côté) et besoin de se ressourcer (parfois le travail de professeur principal l’emporte sur l’enseignement de sa matière et cela est frustrant. Il faut aussi retrouver du temps pour soi…).

Sylvie Billaud

Question de confiance

« Merci Madame pour cette année, vous avez cru en nous…et vous nous avez soutenus. Au revoir et encore merci » Charlène, 1èreS Passerelle 2007

« Je voudrais vous remercier, vous, tous les professeurs ; c’est la première fois qu’on regarde nos enfants dans ce qu’ils sont et pas seulement à travers leurs notes » Père d’un élève de la 2nde doublants 1995 lors d’une réunion parent-professeurs

« Alors, mon fils, il a aussi des qualités ? c’est bien la première fois qu’on me le dit » Mère d’élève de la 2nde passerelle lors de la remise des bulletins 2006

« Une réunion a été organisée avec les parents des élèves de terminale S passerelle ; tous ceux qui ont pris la parole nous ont fait part de l’évolution de leur enfant : reprise de confiance, plus de volonté pour le travail scolaire, plus d’autonomie. Pour certains, cette modification de comportement a même dépassé le cadre scolaire » E Sousa, professeur TS passerelle 2007

Seulement quelques témoignages parmi d’autres dans lesquels transparaît la notion de confiance : confiance en soi, confiance en l’institution, confiance en son enfant. Il semblerait que « Le sentiment de confiance en soi est préalable à l’estime de soi. En effet, il faut d’abord le ressentir et le vivre afin d’être disponible pour réaliser des apprentissages qui vont nourrir l’estime de soi. » Germain Duclos, psychoéducateur (Canada). Donc, pour accéder au savoir, il faut commencer par s’estimer soi-même. Toujours pour G Duclos, « L’estime de soi est faite de quatre composantes : le sentiment de confiance, la connaissance de soi, le sentiment d’appartenance à un groupe et le sentiment de compétence. » Ce sont exactement ces axes de travail que l’équipe a retenus prioritairement dans le projet passerelle.

Déjà, dans le projet de classe de seconde doublants, faire en sorte que les élèves retrouvent confiance en eux était un préalable (Annexe 2a). A cette époque, nous faisions de la première journée de rentrée une journée spéciale : tous, élèves et professeurs, nous retrouvions hors du lycée (c’est important) pour, d’une part poser les bases de l’année (exigences des enseignants, rythmes scolaires, réflexions autour de ce que j’ai appris à faire cet été…) et d’autre part faire du char à voile, situation nouvelle d’apprentissage pour presque tous, et dans laquelle les enseignants et les élèves se retrouvaient sur un pied d’égalité ; nul n’est besoin de développer l’intérêt pédagogique et l’impact psychologique d’une telle situation.

Peut être faudrait-il revenir sur cette prise de contact ? Cette année encore, et notamment dans le groupe de 2nde passerelle S, bon nombre d’élèves avaient encore le sentiment qu’on les « rabaissait ». Certes ce sentiment est subjectif et difficile à évaluer, mais il témoigne d’une perte de confiance en l’institution et dans les enseignants en général (sentiment souvent relayé par les parents). Il témoigne également d’une perte de confiance en soi, aussi bien par l’élève que par les parents qui sont désorientés et dépassés. Comment faire pour retrouver cette confiance ?

Pour l’élève, deux cas de figure : la perte de confiance peut provenir d’un conflit plus ou moins ouvert avec la famille. « Je n’arriverai pas à être médecin » Thibaud, fils de médecin 1re S passerelle, 3e trimestre ; « je voulais aller en STG, que va penser Papa, il veut que je passe en TS » Noémie 1re S passerelle ; des rencontres régulières avec les mamans respectives où le dialogue ne portait pas uniquement sur les notes, mais où il était question des élèves dans leur globalité ont débloqué la situation. Les rôles du professeur principal et du tuteur sont primordiaux.

La perte de confiance peut aussi s’être construite à l’école, quand la note est synonyme de sanction ; redonner à l’erreur un statut d’étape indispensable à la construction du savoir est important ; donner le droit à l’erreur devient alors également indispensable, et l’analyse de l’erreur est incontournable ; « vous avez cru en nous » nous dit Charlène. Pour les parents, les faire revenir au lycée (sans « convocation », toujours traumatisante) mais pour participer davantage au projet, peut leur faire retrouver cette autorité parentale perdue. Dans ce cas, ménager leur dignité, comme le souligne Sylvie Billaud dans son témoignage de professeur principal, est important.

Enfin, deux remarques en guise de conclusion : La première concerne les élèves défavorisés socialement qui sont plus fragiles que d’autres ; la mixité sociale et scolaire peut être un élément de reprise de confiance en soi : c’est pour cette raison que nous voudrions bien garder la structure en deux classes dans lesquelles tous les profils sont présents et donner ainsi tout son sens au terme passerelle.

La seconde est en direction des enseignants ; seul un enseignant qui est lui-même en confiance peut faire face à des élèves qui sont en état d’insécurité psychologique ; lors de la formation des équipes pédagogiques il est donc nécessaire que le chef d’établissement tienne compte de l’aspect volontariat ; seule une équipe d’enseignants volontaires, solidaires, partageant les mêmes valeurs et travaillant dans le même but sera à même de faire face à toutes les difficultés inhérentes au projet.

Marie Gillio

L’espagnol en passerelle

J’ai débuté ma carrière il y a trois ans au lycée Jean Bart de Dunkerque. Cette année scolaire- là la classe passerelle s’est mise en place et j’ai fait partie de l’équipe pédagogique. Il s’agissait d’un groupe d’élèves de seconde passerelle mélangés à un autre groupe d’élèves d’une seconde « classique ». Je venais d’être informée du projet et j’ai très vite constaté la difficulté de mettre en application ce dispositif dans une classe avec des élèves montant de troisième .Avec ces deux profils d’élèves dans une même classe, il est évident que je ne pouvais pas travailler de la même façon que d’autres collègues qui n’avaient que les élèves de la classe passerelle. Cela a été difficile car il y avait, entre autres, des problèmes d’ambiance dans la classe car le profil des élèves était très hétérogène ainsi que la motivation et l’intérêt. Je pense qu’il est primordial de ne pas regrouper les élèves de passerelle avec d’autres élèves car le projet n’a plus aucun sens. Cette année je travaille à nouveau avec une classe passerelle, mais cette fois tout est plus logique et cohérent. Et pourtant en début d’année j’ai trouvé le même problème qu’il y a trois ans car les élèves de la classe passerelle avaient été regroupés avec d’autres élèves d’une classe de seconde « classique » (cela faisait un total de 33 élèves), et en plus des élèves d’une section européenne. Nous avons décidé avec ma collègue d’allemand qui avait le même problème, de s’adresser à l’Administration pour demander de séparer les deux groupes en leur présentant tous nos arguments qui nous paraissaient très logiques .J’avais en plus l’expérience d’il y a trois ans et la certitude de l’échec du projet en LV2 si ce regroupement était maintenu. Nous avons réussi à avoir deux groupes, et les élèves de passerelle ne sont pas cette année mélangés à d’autres élèves de seconde. Je ne peux que constater les conséquences positives de cette décision.
Tout d’abord la possibilité de travailler avec un petit groupe d’élèves, quelque chose d’essentiel pour des cours de langue vivante et encore plus pour des élèves en difficulté.
En plus, tous les élèves ayant le même profil, cela rend beaucoup plus facile notre tâche et on peut respecter et suivre le projet comme les collègues dans d’autres matières. Néanmoins , pour des raisons administratives ,les élèves de cette seconde qui devait avoir deux heures en classe entière, une heure en module d’enseignement en LV2 et une troisième heure d’aide individualisée ,n’ont plus que deux heures par semaine et l’heure d’aide individualisée a été supprimée.

Du point de vue pédagogique il s’agit d’une nouvelle façon de voir l’enseignement en seconde et cela nous permet de travailler, de chercher et de réfléchir sur des nouvelles démarches pédagogiques. J’ai eu cette année deux autres classes de seconde et, même si en début d’année on revoit le programme de seconde dans cette classe passerelle, on ne travaille pas de la même façon avec des élèves qui ont déjà fait une seconde. Une fois que les acquis de seconde ont été consolidés, on peut aborder des points qui font partie du programme de première. Les élèves n’ont pas l’impression d’être en échec du moment où on ne travaille pas de la même façon qu’en seconde et cela les motive énormément. La motivation me paraît un des points clés du projet. Dans un groupe peu nombreux, des élèves qui étaient en réelle difficulté l’année dernière (dans une classe à 35 élèves), ont pris confiance ; la prise de parole en cours se fait de façon beaucoup plus spontanée et des élèves timides et avec des difficultés, ont osé prendre la parole en cours. Cette confiance, la participation en cours et l’amélioration des résultats ont motivé énormément ces élèves, en échec l’année dernière.

Il y a donc des diverses raisons pour les quelles j’ai trouvé intéressant et enrichissant de travailler avec cette classe non seulement sur le plan pédagogique mais aussi humain. Il est plus agréable de travailler avec une équipe pédagogique dont les objectifs et le travail me paraissent plus cohérents ; on travaille ensemble autour des mêmes principes, on se réunit souvent pour discuter librement de la classe et pour échanger des idées. Pour cela, le rôle du professeur principal de cette classe a été une clé pour la réussite du projet. Les réunions ont été régulières, ainsi que les bilans et les échanges, et l’information est passée entre les collègues car un travail très efficace a été effectué par le professeur principal. Pou finir, je pense que l’équipe pédagogique doit être constituée par des professeurs volontaires, car pour travailler dans cette classe il faut être prêt à s’investir davantage, aux échanges et au travail en équipe.

Silvia Caston-Roméo

De l’Eco-Gestion en 2nde passerelle STG

Le travail s’est déroulé sur toute l’année à raison de 2 heures par semaine, sous forme de travaux pratiques, avec un groupe de dix-huit élèves (maximum pour pouvoir travailler sur les postes). Les élèves découvrent de nouveaux outils, de nouveaux contenus ; ils n’ont pas de lacunes ! D’autre part, le rythme des séances est adapté, car nous ne sommes pas « prisonniers » d’un programme : l’essentiel est de les motiver, de leur faire acquérir de nouvelles compétences, de les revaloriser, de leur refaire prendre confiance. Cette année, plusieurs projets ont pu ainsi être mis en place :

  • Projet Leroux, ou la découverte d’une production à un produit linéaire.
  • Projet restauration rapide, ou la découverte des coûts, de la concurrence…
  • Projet RC LENS ou la découverte d’une association, d’une entreprise.
  • Projet création d’une association dans un village visant à développer l’informatique, ou la découverte d’achat d’ordinateur, de budget. Le bilan de l’année 2006-2007 est satisfaisant dans la mesure où les élèves ont joué le jeu et manifesté dès le départ un intérêt pour ces nouvelles disciplines ainsi que pour les nouveaux outils. Cependant, le problème du travail personnel subsiste : l’apprentissage reste à court terme.

Nous avons cherché ce qu’étaient devenus nos élèves passés en 1re STG (anciens passerelle de 2005-2006) : ils étaient au nombre de 10 (8 issus directement de passerelle STG et 2 de passerelle S). De l’avis des équipes pédagogiques, ces élèves n’hésitent pas à intervenir, participent bien en cours et leurs interventions orales sont bonnes, ce qui est un indicateur de prise de confiance en soi. Les collègues soulèvent quand même quelques difficultés dues à un manque de travail personnel. Les élèves, quant à eux, regrettent l’ambiance des petits groupes et les heures de soutien.

Danièle Hiot

Interdisciplinarité en 2nde passerelle L

Une expérience d’interdisciplinarité au sein de la passerelle L :

Cette année, nous avons décidé d’apporter aux élèves de passerelle L un enseignement spécifique. Nous avions déjà travaillé ensemble en 1re L pendant trois ans sur des TPE et nous nous sommes largement inspirés de cette expérience.

Nos objectifs :
- travailler l’interdisciplinarité autour de compétences communes : s’exprimer à l’oral, rédiger une synthèse écrite, analyser l’image, savoir faire une recherche et de thèmes communs aux deux matières (même si parfois une matière est plus représentée qu’une autre)
- apprendre à travailler en groupe
- s’ouvrir à la culture "vivante" : sorties dans les musées, au théâtre, rencontres avec les écrivains
- faire accéder les élèves à une certaine autonomie

Les objets d’étude suivants ont été abordés pendant l’année :

Les Lumières : recherches autour des entrées suivantes- science, question religieuse, et étude d’un film : comment Ridicule de P. Leconte incarne l’esprit des Lumières ?
- Lecture de 3 polars dont l’action se situe dans le Dunkerquois : recherches sur le genre policier, écriture d’articles de critiques et recherches sur la représentation de la ville de Dunkerque à travers les 3 œuvres. Rencontre avec les écrivains.
- David : peintre de la Révolution et du Premier Empire. Visite du Louvre.
- Autour de la représentation théâtrale : mise en scène d’un extrait de La Cantatrice chauve. Travail autour du jeu théâtral. En parallèle les élèves ont lu Ubu Roi et ils ont pu comparer deux mises en scène de cette pièce lors de représentations données par des scolaires. En lien avec la pièce d’Ionesco : visite guidée d’une heure au musée d’art contemporain de Dunkerque (le Lieu d’Art et d’Action contemporain) autour du statut de l’objet dans l’art contemporain.

Des regrets : ne pas avoir pu participer à " Lycéens au cinéma" comme l’année dernière. Le lycée a souhaité ne pas renouveler ce projet cette année.

S.Billaud et E.Loor.

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Dernière mise à jour :
» le lundi 2 juin 2008

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